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l’escroc qui a détourné 830 000 euros à une octogénaire et l’avoir séquestrée au Maroc

Une affaire glaçante de manipulation et d’escroquerie vient de se conclure devant la cour criminelle des Pyrénées-Atlantiques. Un homme de 46 ans a été reconnu coupable d’avoir dépouillé une octogénaire de sa fortune avant de la séquestrer à l’étranger. Un scénario digne d’un thriller qui révèle les dérives de l’emprise psychologique sur les personnes vulnérables.

Une lourde peine pour des faits accablants

La justice a frappé fort. L’homme a été condamné à 11 ans de réclusion criminelle et à une amende de 50 000 euros. Mais la sanction ne s’arrête pas là : tous ses biens immobiliers et avoirs financiers ont été confisqués par décision de justice.

Les chefs d’accusation retenus contre lui dressent le portrait d’un escroc méthodique : séquestration, abus de confiance et de faiblesse, détournement de fonds et blanchiment d’argent. Un arsenal de délits qui témoigne de la sophistication de son stratagème.

De la rencontre au piège : un engrenage infernal

Une approche calculée

Tout commence fin 2019. L’accusé se présente à la victime, une veuve de 88 ans, en se faisant passer pour un vendeur de vins. La différence d’âge est vertigineuse : 49 ans les séparent. Pourtant, trois mois seulement après leur rencontre, un Pacs est conclu.

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La machine est alors en marche. L’homme obtient rapidement une procuration générale devant notaire, lui donnant accès à l’ensemble du patrimoine de sa compagne. Une confiance qu’il va trahir de la manière la plus cynique.

Un pillage méthodique

Le détournement atteint des proportions considérables : 830 000 euros volatilisés. L’argent disparaît via la clôture de comptes bancaires et le vidage d’une assurance vie. Une société civile immobilière (SCI) est même constituée, probablement pour blanchir une partie des fonds.

En 2022, l’affaire prend une tournure encore plus sombre : la vieille dame est séquestrée au Maroc. Elle ne reverra jamais la France et décédera en 2025, à l’âge de 94 ans, dans une maison de retraite à Casablanca. Elle n’était pas représentée lors du procès.

L’alerte qui a tout déclenché

C’est un concours de circonstances qui permet de dénouer l’affaire. En 2023, une intermédiaire reçoit par erreur une copie du Pacs. Intriguée, elle donne l’alerte. L’enquête démarre et l’homme est finalement interpellé lors d’un retour en France.

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Des positions radicalement opposées à l’audience

L’accusation sans appel

L’avocat général ne mâche pas ses mots. Il dépeint un schéma de manipulation sous prétexte d’affection, une emprise totale exercée sur une personne vulnérable. Ses réquisitions sont sévères : 16 ans de réclusion criminelle et 200 000 euros d’amende.

Une défense qui nie l’évidence

De son côté, Me Antoine Tugas, avocat de la défense, conteste les accusations les plus graves. Il assure qu’« aucune violence ne fut exercée » et rejette les faits d’enlèvement et de séquestration. Selon lui, la victime était mentalement capable de refuser les décisions prises.

Un argumentaire qui n’a manifestement pas convaincu la cour, même si la peine prononcée reste inférieure aux réquisitions du parquet.

Un notaire blanchi en appel

L’affaire avait également éclaboussé un notaire, initialement mis en cause dans cette sombre histoire. Toutefois, ce dernier a finalement bénéficié d’un non-lieu en appel, la justice n’ayant pas retenu de faute professionnelle caractérisée à son encontre.

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